L'Empire d'Aderigan

En Aderigan, chaque homme est libre... Au détriment des autres.
 
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 Gwenarthis

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Gwenarthis

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Féminin Nombre de messages : 9
Date d'inscription : 19/12/2007

Feuille de personnage
Alignement: Là où vogue son coeur et ses envies. Esprit Libre. Neutralité.
Race: Centaure
Âge: 23 ans

MessageSujet: Gwenarthis   Mer 19 Déc - 19:29

Catalop catalop catalop...

Le
bruit lancinant de ses sabots galopant résonne sur le sol, la maintient
éveillée. Si elle traverse un bois, le son de son galop rapide mais
régulier devient plus feutré, les feuilles craquant et l'épais tapis
d'épines exhalant un parfum suave. Si elle traverse un ruisseau ou une
rivière à gué, ses sabots claquent violemment l'onde paisible,
projetant de fraîches goutelettes d'eau sur ses flancs palpitants.
Lorsqu'elle galope tout droit devant elle, dans un pré ou un chemin de
terre battue, l'écho sourd du monde souterrain lui renvoie le battement
régulier, lancinant, le léger badaboum-badaboum de sabots de chevaux frappant une surface plane.

Cataclop cataclop cataclop...

Le
battement sourd de sa course se fait claquement lorsqu'elle atteint une
longue route pavée coupant en deux une immense plaine verte, celle qui
s'étire sous la Cité d'Aderoïc, se découpant, noire sur le ciel noir, à
quelques kilomètres de là. La route est très longue, déserte. Normal,
après tout, la lune brille de tous ses feux dans le ciel d'encre.
L'astre nocturne est entouré d'un halo diaphane, promesse d'une journée
pluvieuse et orageuse. Heureusement qu'elle arrive à temps, elle
n'aurait pas apprécié de prendre la pluie sur la tête...

Aux
côtés de la route miroite un étang dans lequel la lune se reflète. En
proie à une soif terrible, elle lève les yeux, hésitante...Si elle veut
arriver aux portes de la Cité avant l'orage, elle ne devrait pas
s'attarder, mais d'un autre côté, il reste encore une bonne paire de
kilomètres à parcourir avant d'atteindre les remparts...Elle ne se sent
pas le coeur de faire tout ce trajet avec, pour seule compagnie, sa
langue désséchée...

Elle s'approche donc du petit lac trouant la
monotonie de la plaine, s'agenouille sur la berge humide, et, les mains
en coupe, recueille un peu d'eau sombre pour la boire...La lune monte
de plus en plus haut pendant qu'elle se désaltère. Elle a l'air de se
mirer dans l'étang, appréciant d'y voir cette boule blanche qu'est son
reflet...Ou bien contemple-t-elle celui de la centauresse pantelante,
ébouriffée, épuisée, agenouillée sur une berge boueuse à boire de l'eau
comme une mendiante ? Et pourtant, une fois ce reflet lavé, nourri,
reposé, il pourrait être agréable à regarder...

Des cheveux d'un
blanc immaculé mangeant un visage jeune troué de deux grands yeux
noirs, aux pommettes haut placées, au menton volontaire, à la bouche
fine et bien dessinée. Un corps quadrupède, fin, musclé, à la robe d'un
blanc tout aussi luisant. Les sabots, durs, lisses, rapides. Les bras
blancs, la visage blanc, la ventre, le cou, la nuque, le dos, blancs.
Et dans ce dos blanc, un arc, luisant, fin, taillé sur mesure. Un arc à
la corde blanche, façonné délicatemment dans un bois blanc. Et sur sa
hanche gauche, un carquois de peau beige, rempli de flèches à
l'empennage blanc. Rapides et silencieuses. Mortelles.

Désaltérée,
elle se relève. La lune continue de l'observer, appréciant la façon
surprenante d'où son buste presque nu, recouvert d'une brassière de
chasseresse blanche, s'articule harmonieusement avec ce corps de
jument, à la frontière entre l'animal et la femme, ce mélange incongru
mais idéal qu'est le centaure.

Elle regagne la route, reprend
son galop. Elle accélère, car les premières gouttes de pluie commencent
à tomber. Elle parvient aux portes de la Cité alors qu'un éclair
déchire les cieux. Indifférente aux trombes d'eau qui s'écrasent sur
ses épaules nues, elle élève la voix dans la nuit orageuse, s'adressant
aux gardes :

-Bonsoir messieurs...Je m'appelle
Gwenarthis, je suis une centauressse du nord détrempée, qui aurait
simplement espéré arriver avant l'orage à la Cité...
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Gwenarthis
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